Friday, March 17, 2006

Dissolution ou Non de l'Armée d'Haïti

Un débat qui prévaut maintenant à travers le pays d’Haïti est la question de la dissolution définitive ou non de l’armée Haitienne.  Le problème y a été tout récemment mis en marche quand d’un côté le président élu du pays, René Préval, a fait comprendre après sa tournée sud-américaine qu’il serait en faveur d’une dissolution permanente de l’armée haitienne et quand de l’autre côté la commission citoyenne nationale de réflexion sur les forces armées d’Haïti a préconisé la réorganisation immédiate et graduelle des forces armées d’Haïti avec un effectif de départ de 2750 hommes.

Le but de l'Armée, a rappelé  Préval, c'est de faire la guerre, protéger des territoires ou conquérir de nouveaux territoires. A son avis, à l'heure actuelle,  les conflits entre Etats se règlent généralement par le dialogue; et le président élu  a dit ne pas croire que les haïtiens soient intéressés à faire la guerre. "Pourquoi ne pas allouer les fonds qui entretiendraient cette armée à l'éducation, à l'agriculture, aux infrastructures et à la santé en vue d'améliorer les conditions de vie de la population qui croupit dans la crasse", a lancé René Préval. « C'est un peu léger, a-t-il souligné, de tenter de justifier l'utilité d'une armée par des tâches de reboisement, et des secours à fournir lors de catastrophes naturelles. Il a estimé toutefois qu'Haïti pourrait avoir une gendarmerie pour la garde des frontières, la surveillance des bâtiments publics, et des interventions  en cas de catastrophes. » (AHP)

Cela va sans dire que les opinions sont partagées en Haïti et sûrement dans la diaspora haitienne. 

Au cours des siècles, la forme et l’importance des armées ont reflété la démographie, l’évolution technique, la richesse et également le type de société dont ces armées sont issues.

« Les forces armées représentent les différentes organisations et moyens militaires qu'un Etat consacre à la mise en oeuvre de sa politique de défense. Leur mission première est d'assurer la sécurité de l'Etat, la défense de ses intérêts et la protection de ses populations et territoires vis-à-vis d'une menace extérieure. Elles peuvent également recevoir des missions de maintien de la paix, dans un cadre international. En général, elles participent également à la mise en oeuvre d'autres politiques publiques : politique étrangère, sécurité intérieure, sécurité civile, santé publique, sauvegarde maritime, protection de l'environnement...

Dans certains pays, elles regroupent des forces spécialement dédiées à ces missions de sécurité intérieure ou de police et comprennent alors des forces de gendarmerie ou des forces paramilitaires (garde-frontières, garde-côtes,...).

Les forces armées ne sont pas toujours nationales, un Etat peut faire appel à des mercenaires ou à des Société militaire privée. » (Wikipédia)

En Haïti,  après les guerres d’indépendance et les campagnes militaires  contre la République dominicaine (1843), l’armée Haitienne était devenue un instrument politique au service de l’homme au pouvoir, un outil de répression interne contre les opposants à l’homme au pouvoir jusqu'à ce qu’elle fut émasculée par Duvalier père qui se servit de sa milice (les Tontons Macoutes) pour en arriver à cette émasculation.  Mais après les Duvaliers, l’armée a repris son rôle d’avant : cette fonction politique liée à (ou liguée contre) l’homme au pouvoir.  D’où les coups d’Etat à répétition dont le pays a été victime tout le long de son histoire.

Préval a donc raison quand il parle de cette armée telle que nous la connaissions en Haïti : répressive, cruelle, irresponsable, corrompue et soudoyable, dépourvue du professionnalisme requis pour une 'bonne institution'.

Mais quand nous partageons l’île avec un autre pays qui possède une armée forte de 44.000 hommes (seconde armée dans la région après Cuba), on doit se demander s’il n’est pas trop « idéaliste » quand il dit que les nations règlent généralement les conflits par le « dialogue ».  Pourquoi y a-t-il alors tant de conflits (frontaliers et en rapport avec le commerce illégal des stupéfiants) à travers le monde ? Exemple : Iran vs Irak ; Koweït vs Irak ; Inde vs Pakistan ; l’Ouganda vs Soudan, Kenya, Congo, etc.

Un état souverain doit être capable de défendre ses territoires et ses frontières ; capable aussi de défendre ses citoyens contre les aventures d’un autre pays ou les aspirations militaristiques et folles d’un chef d’Etat étranger.  Le pays ne peut pas donc se fier uniquement aux bonnes paroles ou aux bonnes intentions des autres (ou ???des Nations Unies).

Il est vrai qu’Haïti est un pays pauvre qui doit  mettre toutes ses ressources au service de son peuple. Mais le pays doit pouvoir prioriser ses besoins.  Rejeter d’un revers de la main ses besoins sécuritaires au profit d’autres besoins relèverait de la pure irresponsabilité.

A moins que la République dominicaine  se désarme elle aussi!!!  Nous nous demandons si ce pays est parmi les autres qui ne savent que faire de leur armée, comme le président élu a laissé entendre.

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Lire en cliquant ici un autre article qui prend le contre-pied de l'opinion que j'ai émise plus haut.  C'est un peu ça la démocratie; différents points de vue comptent... et puis la majorité décide.

 

 

 

Deux écrivains haïtiens participent au Salon du livre à Paris

Kettly Mars et Gary Victor représentent Haïti au 26 ème Salon du livre qui se tient du 17 au 22 mars à la porte de Versailles à Paris.

Gary Victor procédera à la signature de son dernier roman " Les Cloches de la Brésilienne" et Kettly Mars à la signature de son roman de science fiction "l’Heure Hybride ".

Dans son roman Gary Victor met en avant son héros un inspecteur de police ,Azémar Dieuswalwe, qui enquête sur une cloche qui ne sonne plus dans une ville de province. 

Kettly Mars dans l’Heure Hybride "nous transporte dans un Port-au-Prince , "peuplé d'êtres égarés dans les brumes de l'alcool et de la solitude, brossant avec force tous les paradoxes d'Haïti vécu au quotidien".

Les deux écrivains haïtiens ont déjà publié des romans fictions : Feu de Miel , Un Parfum d'Encens , et Kasalé , pour Ketly Mars ;À l'Angle des Rues Parallèles, La Piste des Sortilèges, Je Sais quand Dieu Vient se Promener dans Mon Jardin pour Gary Victor.

Je vais me "mettre en croix" pour trouver et lire deux ou trois bouquins de ces écrivains.  Ce qui me donnera sans doute l'occasion à nouveau de 'blog(u)er' et de blaguer un peu à propos d'eux .  A la prochaine donc!  Peut-être trouverai-je alors une autre photo d'un Gary plus souriant et avec un air moins 'sérieux'.

PS.  Si quelqu'un peut m'indiquer une adresse (à part l'Amazon.com) où acheter les livres, je lui en serais bien reconnaissant.

Rappelez-vous bien! Si vous voulez avoir + + de détails au sujet des auteurs, cliquez sur les mots en bleu indigo.

Sunday, March 5, 2006

Ce que vous devez faire avant de rentrer au pays (natal)

Maintenant que la situation au pays parait plus calme,  il se peut que certains d'entre vous aient un projet de voyage au pays natal, après un si long temps passé au dehors  .

Voici ce que j'ai découvert pour vous qui comptez donc rentrer au pays sans en revenir malades: C'est un article en anglais intitulé  "Tip for Travellers to the Tropics". 

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L'article se poursuit comme suit:

I went on my first holiday to the tropics recently. I was
afraid of catching a disease, so I did a bit of research, and
took some precautions. Here are some tips I found useful. 

1. Get your shots.

I spent a short time in areas relatively free of mosquito-borne
disease. The key word is 'relatively'. A two week holiday in an
urban area is probably alright. If you're staying for months,
or in an area flagged as dangerous, get your shots well in
advance. Don't leave it until the last minute, as by then it'll
be too late! The drugs need some time to 'kick in', and your
doctor may have to order them in advance.

2. Get an insect repellent.

I made one for mosquitoes by mixing citronella with olive oil.
Citronella is an essential oil (an essence). I rubbed the
mixture on all exposed areas morning and night, and after
washing. Seemed to do the trick. I put too much oil in, I
think, so it smelled a bit. Better that, than being bitten, I
say!

3. Wear long sleeved shirts and trousers.

I also wore socks in bed. Give pests no purchase! Mosquitoes
are just doing what comes naturally; they need your blood to
live. It's just unfortunate that they can pass on parasites
when they bite. Deny them a meal, and the only things you'll
bring back from your holiday are a silly hat and some souvenir
photos. To wear long sleeved garments in bed, you'll need a
room with a fan and air conditioning. No need to set them to
freezing; just cool, with a slight breeze.

4. Air conditioning.

Air conditioning and fans are supposed to deflect mosquitoes,
which is good. Avoid 'going native', and thinking you're as
hardy as the locals. They get malaria and dengue as well, be
sure of that.

5. Use mosquito nets.

Do what you can to keep them at bay. Paranoia is good!

6. Avoid ice and salads

Ice can have faecal coliforms. It depends on what water it's
been made from. Salads can be prepared by low-paid workers
who've forgotten to wash their hands. In Muslim countries, they
often don't use toilet paper, just a hose, so if the staff
haven't been scrupulous about their personal hygiene ...

You may feel self-conscious about refusing. Would you like your
holiday to be spoiled by a spell in hospital, in a Third-world
country, just for the sake of avoiding embarrassment? People
like people who are forthright, so stick to your guns.

7. Don't drink the water.

A country can have a veneer of modernity, but what separates
the men from the boys is the sewage system. The tap water may
not be filtered properly. Drink bottled water, or water you've
boiled yourself. Get a kettle, and boil it up every day, then
put the water in your water bottle in the morning. Easy.

8. Drink plenty of water.

A few sips every so often, rather than a litre in one go.
You'll save on trips to the lavatory! 

9. Stay out of the sun.

There's a reason the locals are laid back; it's too hot to run
around like you do at home. Sun tanning is actually skin
damage. Due to ozone layer depletion, you may be getting more
than a golden tan. Who cares if you don't come back home
bronzed? Ladies especially will appreciate this in later years,
when their sisters have leathery skin from roasting on the
beach. Nothing less 'cool' than a white man with sunstroke,
either.

When travelling in the tropics, it's best to be paranoid. I
hope you can still enjoy your holiday!


About The Author: T. O' Donnell
http://www.tigertom.com/chat_rooms.htm is an internet entrepreneur in London, UK.

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Bon Voyage!!!!

Une visite (en photos) à la "Forêt des Pins"

J'ai la chance de revoir en photos (courtoisie d'un ami) un coin d'Haïti que je n’ai pas vu depuis belle lurette.  Cette vision m'a laissé avec des sentiments complexes.  Car, ces photos montrent d'un côté notre belle Haïti comme nous l'avions connue; de l’autre, un des aspects malingres du pays où la terre est rongée par endroit jusque dans sa carcasse à cause de l'érosion causée par la déforestation systématique d'Haïti, victime je dirais d'une défloration continue aux mains des éléments (naturels et humains) de toute sorte.

Jetez vous-mêmes un regard sur ces Photos (ci-dessus)! Merci et des fleurs à mon ami (qui se reconnaîtra) pour les avoir partagées avec nous!

 

Haïti aux Haïtiens

Maintenant qu'Haïti semble avoir un nouveau président, certains pays, en l’occurrence les Etats-Unis, la France ou le Canada, sont au four et au moulin pour faire valoir leurs dires à Preval, le nouvel élu présidentiel.   Leurs porte-parole montent au créneau pour faire passer leurs messages, qui essentiellement, ne visent qu’à un but : lui passer des ordres quant à la façon dont il devra gouverner le pays.

 

Je me demande si ces pays ne se foutent pas mal de l’autodertermination ! 

 

En fait, ils sont en partie responsables de ce qui se passe maintenant en Haïti, ou des conjonctures antérieures dont l'une s'était soldée par l'occupation du pays en 1915.

 

Et dire que ces pays ont leurs propres problèmes dont ils devaient pourtant se soucier. 

 

On se souvient de l’été dernier pendant lequel la France a vu l’une des périodes les plus orageuses de son histoire avec la révolte des jeunes qui se sentaient « exclus » au sein d’une société raciste.  Ne parlons pas de l’affaire de l’ouragan Katrina au cours de laquelle le gouvernement fédéral des Etats-Unis avait ignoré les cris désespérés des victimes pendant un bonbout de temps du fait que celles-ci étaient pour la plupart des noirs et des gens de la classe déshéritée.  Le Canada lui est au milieu d’une crise gouvernementale du fait que la majorité de sa population n’est pas satisfaite de la manière dont le pays canadien est gouverné.  

 

Il est grand temps que ces pays laissent Haïti aux Haïtiens (leave Haiti alone!!!) afin que les Haïtiens puissent trouver sans ingérence, sans  « meddling » étranger le sentier qui mène à la paix et au développement.

 

Sujets Similaires: Les impératifs de consolidation de la souveraineté d'Haïti;

Haiti au carnaval des autres

Tuesday, December 27, 2005

Deux de nos médecins utilisent la science, la musique et la littérature pour toucher l’humanité

 

"Toute aventure humaine, quelque singulière qu'elle paraisse, engage l'humanité entière."
Sartre (Jean-Paul

 

Dr Jean-Robert Léonidas et Dr Smith Gold Dorval, deux amis d’enfance, deux co-citadins, deux compatriotes, touchent l’humanité toute entière quand tous deux se sont aventurés en dehors de la science médicale pour nous faire goûter leurs œuvres littéraires.  Le premier a récemment publié Les Campêches de Versailles et le second La Musique et Ma Vie et Musical Journey

 

Chose curieuse au sujet de ces médecins est leur amour incontesté pour la musique. ) Dr Dorval, psychiatre, discute en fait  dans son livre l’importance significative de la musique dans certaines modalités thérapeutiques.  Même si Dr Léonidas ne semble pas avoir utilisé son amour du piano et de la flûte en vue de renforcer sa pratique d’endocrinologie et de médecine interne, je suis sûr que par instinct artistique il s’en s’est servi pour trouver « the groove » entre lui et ses patients, cette interaction, ce terrain d’entente dont les musiciens parlent tant quand ils interprètent leurs œuvres musicales devantleur auditoire préféré.

 

J’ai pas encore lu le dernier ouvrage de Léonidas ; mais je parie que cette aventure dans les méandres de la littérature  ne sera pas vaine pour l’humanité, de même que l’œuvre de Dorval qui, avec un style attrayant, parfois subtile, nous fait revivre les joies d’enfance que seuls des jérémiens typiques pourront éprouver à nouveau.

 

Léonidas n’est pas du tout à son coup d’essai.  Il a publié, outre ce roman, d’autres œuvres qui méritent l’attention des experts littéraires.

 

Quant à Dorval,  il a grâce à sa passion pour le piano  publié trois albums tirés de ses interprétations musicales et dans lesquels on retrouve ça et là certaines mélodies classiques haïtiennes exécutées avec brio par le médecin artiste.

 

Qui a dit que les scientifiques étaient des personnalités à esprit rigoureux, dépourvus d’émotion ou de passion ? Albert Einstein, le fameux mathématicien et théoricien, était un passionné de la musique qu’il écoutait et jouait pendant ses moments de relaxation.

 

Léonidas et Dorval savent tout autant combiner la science et les arts pour toucher nos cœurs !

 

(Cliquez sur les caractères en bleu indigo ( liens) pour plus de détails sur Léonidas et Dorval)


Dr Carl Gilbert

Un pays qui s’enfonce davantage dans le pétrin ?

A voir ce qui se passe maintenant sur la scène politique d'Haiti, il semble que le pays s’enfonce davantage dans le pétrin.  Le gouvernement intérimaire était supposé conduire la barque du pays à  bon port, mais il s’est révélé un capitaine dégueulasse qui ne peut pas faire la différence entre le bâbord et le tribord, la poupe et la proue. Il ne peut même pas détecter les écueils au milieu de cette mer agitée malgré la présence d’un phare puissant- l’international.  Qui pis est, ce capitaine ne sait même pas quand lâcher du lest devant l’imminence du naufrage de la barque nationale.  

Ce gouvernement de transition n’a  rien apporté de bon au pays : la gabegie administrative est à son comble ; les violations des droits humains se sont empirées selon l’ONU, des juges sont révoqués malgré leur inamovibilité, des prisonniers sont gardés en taule sans être accusés de quoi que ce soit ; la sécurité est quelque chose d’aléatoire et des gens meurent pour des raisons des plus ésotériques.

 

Certains candidats se présentant aux prochaines élections - si élections il y aura - sont même impliqués dans le commerce de la drogue, selon des sources en provenance du grand pays voisin. Y compris des membres de l'actuel gouvernement de facto!!!

 

Des messes pour je ne sais quoi sont célébrées à tort et à travers, les uns suppliant Dieu pour qu’il apporte ce que déjà ils ne vont point accepter, les autres invoquant le Tout-Puissant de manière hypocrite et cynique pour un changement incertain et lointain.  Alors les plus cyniques laissent entendre que Dieu devrait détruire ce pays comme il l’avait fait contre Sodome et Gomorrhe.

 

Mais moi je dis que ce n’est pas le pays tout entier qui devrait être puni.  Dieu devrait plutôt nous aider à détecter ces leaders qui travaillent pour leurs propres intérêts personnels afin qu’ils soient écartés pour toujours de la scène politique.  J’espère que les prochaines messes seront chantées à cette fin…pour que le pays ne tombe dans les abysses.

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Note qui n'a rien à voir avec l'article d'en haut:  

 

Quand deux soldats d'origine haïtienne tombèrent en Irak en septembre dernier, le père de l'un d'eux aurait confié à Miami Herald que son fils avait toujours rêvé d'être un "chef".  Je me demande si certains jeunes haïtiens en embrassant la carrière militaire aux États-unis ne pensent pas q'un militaire américain est comme en Haïti un "chef" qui fait et défait. Il vaut mieux qu’ils se détrompent si mon soupçon est réel, car un militaire (soldat) dans la société américaine n’est pas du tout regardé comme « chef » mais bien tel qu’un individu payé pour sécuriser le pays américain ( ce qui est noble) ou bien afin d’aller faire bien des fois la sale besogne des politiciens américains.